La maison Le Laboureur

Plus de 60 ans d'histoire

Le Laboureur est une marque qui trouve ses origines dans le sourire charmeur Italien et la douceur de la Bourgogne. L'entreprise est reconnue dans le vêtement de travail pour la qualité de ses produits et le soin apporté à leur confection. Nous vous invitons ici, à découvrir son histoire...

Un exemple d’intégration

L’histoire du Laboureur débute dans les années 50. Primo Zélanti, un jeune émigré italien, parcourt les marchés du sud de la bourgogne pour y vendre des vêtements, destinés aux travailleurs agricoles, nombreux au sortir de la seconde guerre mondiale.

Habile vendeur, et homme entreprenant, Primo crée en 1956 sa propre marque de vêtements. Soucieux d’apporter à ses utilisateurs des vêtements solides et élégants, il y attache des valeurs fortes et implante son atelier à Digoin, un bourg important dans l’ouest de la Saône et Loire.

Sa marque, bien nommée Le Laboureur, va alors se développer de manière importante.

Primo Zélanti
Primo Zélanti - 1950
Atelier du Laboureur
L'atelier n'a pas ou peu bougé

Les trente glorieuses

Dans les années 50, la reconstruction bat son plein. Après des années de guerre, suivies par des temps incertains de rationnement, l’Europe se relève enfin et l’activité économique est en plein boom. La France a besoin de se loger, la France a faim, la France veut consommer.

C’est dans ce contexte que l’entreprise se développe fortement. La demande en vêtements de travail et en bleus traditionnels est importante. Les locaux d’origine étant devenus trop étroits, la société déménage dans une nouvelle usine de plus de 2500 m2, toujours à Digoin. Au sommet de sa gloire, l’entreprise emploie plus de 75 ouvrières, et sa renommée est nationale.

La résistance

Las, à la réussite, succèdent des moments plus difficiles. La crise économique qui touche notre pays dans les années 70 perturbe fortement le marché du vêtements de travail. Deux facteurs extérieurs vont durement toucher l’entreprise. La fermeture de nombreuses usines, ce qui crée un déficit dans la demande, et l’importation massive de vêtements produits à bas coûts d’origine maghrébine puis rapidement asiatique.

Entre 1975 et 2000, l’entreprise licencie la majeure partie des salariés, mais en douceur, souvent des départs volontaires ou des départs en retraite. Pour autant, elle survit, et reste tant bien que mal dans le paysage industriel français. 1988 voit l’entrée du fils du fondateur, Jean Charles Zélanti, aux commandes. Ce dernier hérite d’une entreprise fragile et entame un travail de restructuration important.

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Le Laboureur - Digoin
Exemples de vestons
Vestons traditionnels en tissu jaune

La renaissance

Les années 80 et 90 ne laissent pas de répit aux fabricants de vêtements français. Les fermetures s’accélèrent et le vêtement importé est toujours moins cher et toujours plus disponible. Malgré les difficultés rencontrées par l’entreprise, Jean-Charles décide avec raison de se concentrer sur le vêtement de travail traditionnel et des vêtements traditionnels “folkloriques”.

Ce marché de niche, notamment porté par les Compagnons du tour de France, les cavaliers camarguais ou encore des groupes folkloriques permet dans un premier temps la survie de l’entreprise, puis devient synonyme de renouveau. L’entreprise embauche à nouveau à la fin des années 2000, pour se stabiliser autour d’une quinzaine d’ouvrières (dites mécaniciennes). Jean-Charles Zélanti prépare doucement sa succession.

La passation

En 2011, un nouveau distributeur émerge sur le marché. Jean Copleutre, alors menuisier chez les Compagnons du Devoir, décide de mettre son métier de côté pour fonder un site e-commerce spécialisé dans le vêtement de travail traditionnel. En quelques années, il devient l’un des principaux distributeurs français. Une grande confiance s’établit entre Jean-Charles et Jean, et c’est naturellement que ce dernier se positionne lorsque le dirigeant projette son départ en retraite.

Le nouveau projet, porté par Jean et son frère Vianney, séduit Jean-Charles qui décide de passer le flambeau. Le changement s’opère en septembre 2019, et les deux garçons continuent ainsi l’oeuvre commencée il y a plus d’un demi-siècle.

Vianney et Jean Copleutre avec Jean-Charlez Zélanti
Reprise de l'entreprise en août 2019